Québec investit 1 M$ pour former plus de mécaniciens miniers en entreprise
Québec investit 966 496 $ dans la formation de mécaniciens d'engins lourds destinés à l’industrie minière. En tout, 29 personnes pourront être formées dans six entreprises de la région par le Centre de formation professionnelle Lac-Abitibi. C’est le député d’Abitibi-Est, Pierre Dufour, qui en a fait l’annonce jeudi au nom de sa collègue Kateri Champagne Jourdain, ministre de l’Emploi, dans les ateliers de l’entreprise Sandvik à Val-d’Or. La moitié de cette somme servira à former 15 personnes pour une attestation d’études professionnelles (AEP) en mécanique minière mobile, mais une passerelle permettra aussi à 14 détenteurs de l’AEP de décrocher leur diplôme d’études professionnelles en mécanique d’engins de chantier. Pierre Dufour a souligné que les six entreprises qui acceptent de former ainsi des travailleurs pourront ensuite profiter de cette nouvelle expertise.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon L’an dernier, 16 élèves ont pu participer au même programme pour décrocher un AEP en mécanique minière mobile dans quatre entreprises de la région. La formation est offerte en alternance travail-études avec rémunération, ce qui permet par exemple à des travailleurs déjà en entreprise de se perfectionner. Guy Auger affirme que les employés qui reçoivent ces formations de l'AEP et du DEP vont améliorer la productivité des entreprises qui les recrutent.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon Ces formations viennent répondre à un besoin criant en matière de main-d’œuvre qualifiée dans l’industrie minière. Dans nos études de besoins de main-d'œuvre au CSMO, c’est dans les dix métiers les plus en demande depuis qu'on fait des études. Les mécaniciens de machinerie lourde sont toujours là. Les inscriptions à ces deux formations sont en cours auprès du CFP Lac-Abitibi. En tout, six entreprises ont accepté de participer à ce programme de formation. Il s’agit des minières Agnico Eagle division Laronde, Mine d’or Eldorado et Iamgold ainsi que des entrepreneurs Sandvik, Machines Roger et Maclean. Sandvik a formé un de ses employés l’an dernier et compte en former deux autres cette année. Mathieu Dugas, gérant d'atelier, et Nygel Chouinard, technicien d'atelier, posent devant une des machines dont Sandvik fait l'entretien mécanique.
Photo : Radio-Canada / Martin Guindon Nygel Chouinard, qui travaille depuis cinq ans pour Sandvik, a profité de ce programme l’an dernier pour aller chercher son AEP en mécanique minière mobile.On va amener les gens de l'AEP au DEP, ce qui est quand même intéressant parce que c'est la progression d'un travailleur qu'on a formé. On l'amène à un niveau supérieur, donc les sous vont servir un peu à ça. Ça permet d'améliorer la main-d'œuvre sur la mécanique de camions lourds. On le sait que c'est un enjeu majeur pour les industries minières, entre autres
, estime Pierre Dufour.
Nouvelle clientèle
C'est une formule qui fonctionne bien parce qu'on va chercher une autre clientèle que les étudiants réguliers, les 16 et 17 ans. Là, on peut aller chercher des gens qui ont des besoins de formation mais qui ont aussi besoin d'avoir un salaire, parce qu’ils ont une famille, une maison, et veulent se requalifier. Donc, on élargit beaucoup la clientèle
, explique Guy Auger, directeur de projet au Comité sectoriel de main-d’œuvre (CSMO) de l’industrie des mines.
Un programme qui rapporte des dividendes

Ça a été un grand succès pour nous l’an dernier, alors on participe de nouveau cette année, explique Mathieu Dugas, gérant d’atelier chez Sandvik. Ça nous permet d’augmenter les connaissances de nos gens, qui ont plus d’expérience avec nos équipements. Ça permet aussi de faire de la formation directement en entreprise.
J’ai fait l’AEP, puis vu que j’avais déjà de l’expérience, on a poussé un peu plus pour avoir le DEP. J’ai maintenant le diplôme. Ça donne beaucoup plus de volonté, ça m’a apporté beaucoup de technique aussi, des choses que je ne savais pas. Ça va m’aider à grandir aussi, à aller plus loin dans la vie, à chercher plus de formation, peut-être même à l’avenir devenir un leader ou un superviseur
, affirme M. Chouinard, maintenant technicien d’atelier chez Sandvik.
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